Casino en ligne sans wager : ce que la mécanique promet et ce que le cadre français autorise réellement

Un « bonus sans wager » se reconnaît vite sur le papier : le montant est crédité sur le solde, et tout ce qui sort de la machine à sous ou de la roulette appartient au joueur dès le premier centime. Pas de playthrough à trente fois, pas de plafond de retrait caché derrière un pourcentage, pas de fenêtre de trois jours. La mécanique est simple. Ce qui l’est moins, c’est l’endroit où cette mécanique est proposée aux joueurs résidant en France — parce qu’aucun casino en ligne n’est, à ce jour, agréé par l’ANJ. La suite de cette page décortique le fonctionnement réel d’une promotion sans wager, explique pourquoi elle ne peut pas être légalement offerte sur le marché français tel qu’il est structuré, et passe au crible cinq marques qui apparaissent dans la liste noire publiée par l’Autorité nationale des jeux.

Icône de coche verte à côté d'une pile de jetons de casino, sans texte ni logo.
La liste des opérateurs agréés publiée par l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, compte 17 entrées d’opérateurs et 22 noms de domaine en .fr.

Données à jour au 7 novembre 2026 —liste noire de l’ANJ et registre des opérateurs agréés consultés sur le site de l’ANJ.

Table des matières
  1. Le bonus sans wager : ce que la promesse recouvre vraiment
  2. Le marché français des casinos en ligne : ce que l’ANJ autorise réellement
  3. Cinq marques dans la liste noire : ce que les chiffres disent
  4. Lecture transversale : ce que la liste noire montre sur le « palmarès » recherché
  5. Le cadre juridique français en pratique
  6. Jeu responsable : ce que l’absence de wager ne change pas
  7. La place du casino en ligne sans wager dans le paysage français
  8. Foire aux questions

Le bonus sans wager : ce que la promesse recouvre vraiment

Anatomie d’une offre « sans wager » à l’étranger

Un bonus classique assorti d’exigences de mise ressemble à une chaînon : le casino crédite 100 €, demande de rejouer 30 fois le montant (3 000 € de turnover), plafonne parfois la mise à 5 € par tour, et n’autorise le retrait qu’une fois la condition remplie. Un bonus sans wager coupe la chaîne : les 100 € arrivent sur le solde, les gains qui en sortent sont retirables immédiatement, et rien n’oblige à rejouer un multiple du bonus pour les libérer. Trois termes séparent les deux régimes, et c’est leur absence qui définit le second :

Formulaire de retrait flouté affiché sur un écran, sans nom d'opérateur visible.
La date de décision la plus récente observée dans la liste noire de l’ANJ est le 10 juin 2024, associée à une marque de casino en ligne.

Le résultat, en théorie, est une relation plus lisible entre le casino et le joueur : moins de petites lignes à décrypter, moins de risques de voir un gain substantiel amputé par une condition oubliée.

Pourquoi cette mécanique reste attractive — et ce qu’elle ne supprime pas

L’attrait est réel : un joueur qui touche 50 € de bonus sans wager peut les retirer après une seule session gagnante, là où une offre à 35× demanderait des milliers de tours de mise pour atteindre le même seuil. Mais la suppression du wager ne fait pas disparaître l’avantage de la maison. Sur une machine à sous affichant un RTP de 96 %, chaque euro misé rend en moyenne 96 centimes ; les 4 centimes restants sont la marge structurelle du casino, présente exactement de la même manière sur une offre sans wager que sur une offre à wager. Le wager conditionne la libération des gains, pas leur production.

Deux conséquences concrètes pour le joueur :

C’est précisément cette mécanique que les pages marketing étrangères mettent en avant, et c’est précisément cette mécanique qui, en France, ne peut pas être proposée par un opérateur agréé. La section suivante explique pourquoi.

Le « bonus » comme catégorie publicitaire, pas comme catégorie juridique

Le mot « bonus » n’existe pas dans le droit français des jeux d’argent. Ce qui existe, c’est une prohibition de principe des jeux de casino en ligne assortie d’une liste verticale d’exceptions (paris sportifs, paris hippiques, poker). Tout opérateur qui crédite un solde promotionnel sur une machine à sous, une roulette ou un blackjack le fait hors du périmètre de l’ANJ — et tombe mécaniquement dans le périmètre de la liste noire.

Cette distinction est centrale : la qualité « sans wager » d’une promotion est une qualité marketing du produit, pas une qualité réglementaire de l’offre. Une promotion sans wager peut exister sur des sites sous licence Curaçao ou Malta, qui encadrent le wagering différemment de la France, mais ne peut pas, à la date de cette page, être proposée par un site .fr agréé pour le casino. Lire l’attribut « sans wager » comme un label de fiabilité est donc un contresens : c’est un argument de vente, dans un environnement où la fiabilité juridique est ailleurs.

Le marché français des casinos en ligne : ce que l’ANJ autorise réellement

Trois verticales agréées, aucune case « casino »

Le registre des opérateurs agréés publié par l’ANJ compte, à la lecture du 17 septembre 2026, 17 entités juridiques réparties sur trois verticales : les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de cercle (poker). Aucune colonne « casino en ligne » n’y figure, aucun domaine de slot ou de roulette virtuelle n’y est rattaché. Les acteurs que les joueurs français rencontrent dans la presse sportive — Winamax, PMU, Betclic, PokerStars, Bwin, GenyBet, Betsson, Netbet — sont tous agréés, mais sur les verticales citées. Betclic (Betclic Enterprises Limited) couvre les trois : paris sportifs, paris hippiques, poker. Winamax se limite aux paris sportifs et au poker. PMU ajoute les paris hippiques aux deux premières. GenyBet ne fait que des paris.

La conséquence est directe : la mécanique décrite plus haut — bonus crédité sur solde de casino, retrait libérable sans wager, RTP affiché sur une machine à sous — n’a pas d’équivalent agréé en France. Elle existe sur des sites opérant depuis d’autres juridictions ; ces sites ne sont pas, et ne peuvent pas être, inscrits au registre ANJ pour cette catégorie de jeu. Ce n’est pas un trou dans le marché, c’est la structure du marché.

La légalisation débattue, pas adoptée

Une tentative d’ouverture du casino en ligne aux opérateurs privés a été évoquée dans le débat public français, puis abandonnée le 28 octobre 2024. À la date de cette page, le cadre reste celui d’une prohibition des jeux de casino en ligne, avec une réflexion publique ouverte sur son évolution. Aucune fenêtre de légalisation n’est en cours d’examen parlementaire. Lire une dépêche annonçant un « futur casino en ligne légal en France » comme un événement déjà acté est une erreur : la dépêche décrit un débat, pas une décision.

La liste noire : ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas

L’ANJ publie un fichier CSV listant les sites de jeux d’argent illégaux bloqués par décision administrative. À la lecture du 17 septembre 2026, ce fichier contient 4 845 lignes au format « SITE ; URL ; DATE DE LA DECISION ». La page officielle qui l’accompagne précise deux points essentiels :

La distinction entre marque et domaine est technique mais centrale : un même opérateur apparaît souvent sous plusieurs lignes (domaine nu, variante « www », miroirs), et le fichier CSV ne les agrège pas automatiquement. Une marque comptant douze domaines bloqués reste une seule marque du point de vue de l’offre, et douze occurrences du point de vue du décompte administratif.

Pourquoi la liste noire reste un outil de lecture, pas un classement

Une marque absente des résultats de recherche Google peut figurer massivement dans la liste noire ; une marque très médiatisée peut n’y apparaître qu’à travers quelques miroirs. Le fichier ne classe pas, il consigne. L’utiliser pour produire un « palmarès des casinos les plus bloqués » revient à confondre une décision de l’ANJ avec une métrique de qualité — ce qu’elle n’est pas.

Ce qu’elle mesure, c’est la pression administrative exercée sur un site qui propose une offre non agréable en France. Une marque avec 116 domaines bloqués a fait l’objet d’autant de décisions distinctes ; une marque avec 7 domaines a fait l’objet de moins. Mais aucune de ces deux situations ne décrit le produit, le service client ou la mécanique promotionnelle — uniquement l’intensité du blocage.

Cinq marques dans la liste noire : ce que les chiffres disent

Alexander Casino — un blocage dense sur deux ans

Le libellé « ALEXANDER CASINO » regroupe douze domaines dans le fichier CSV de l’ANJ. La première décision de blocage date du 13 novembre 2024 ; la dernière, du 19 février 2026. Sur quinze mois, douze domaines ont été ajoutés à la liste — une cadence qui traduit une activité de miroirs soutenue. Aucun de ces domaines n’est agréé par l’ANJ.

Pour le joueur, cela signifie qu’Alexander Casino propose une offre de casino en ligne à des résidents français depuis au moins novembre 2024, et que l’ANJ a procédé à des blocages répétés pour interrompre l’accès. La marque n’a, à ce stade, fait l’objet d’aucune information publique sur une éventuelle procédure judiciaire au-delà du blocage administratif ; le fichier CSV ne le mentionne pas. L’offre promotionnelle « sans wager » affichée sur le site n’a pas de statut juridique en France : elle existe dans la mécanique, elle n’existe pas dans le registre.

Betify — 46 domaines et un blocage qui court jusqu’en mai 2026

Sous le libellé « BETIFY », la liste noire de l’ANJ recense 46 domaines bloqués. La première décision remonte au 4 mars 2024 ; la dernière date du 26 mai 2026. Le blocage couvre donc plus de deux ans d’activité, avec une multiplication de domaines miroirs qui suggère une politique de contournement des décisions antérieures.

Le volume de domaines est ici l’indicateur brut : quarante-six décisions administratives pour une seule marque, sur vingt-six mois. Le décompte ne mesure pas la taille de l’offre ni sa qualité — il mesure le rythme auquel l’ANJ a dû renouveler ses blocages. Pour le joueur, l’information utile est ailleurs : Betify continue, à la date de cette page, à être injoignable depuis le territoire français via les opérateurs de blocage, ce qui ne l’empêche pas d’être accessible via des réseaux privés ou depuis l’étranger. Le statut juridique, lui, est inchangé : aucun agrément ANJ, aucune verticalité casino dans le registre.

MyStake — un blocage plus ancien, plus stable

Le libellé « MYSTAKE » regroupe dix domaines bloqués dans le fichier CSV. La première décision date du 13 juin 2022 ; la dernière, du 26 avril 2023. Le blocage est antérieur à celui d’Alexander Casino et de Betify, et il ne s’est pas renouvelé depuis avril 2023 — ce qui peut indiquer une stabilisation administrative, sans présumer de l’offre réelle côté site.

MyStake apparaît dans plusieurs dépêches comme un opérateur actif sur le marché francophone, et le fichier CSV confirme qu’il a fait l’objet d’une décision de blocage. L’offre promotionnelle « sans wager » qu’il affiche est, comme pour les autres marques de cette liste, sans ancrage dans le droit français des jeux d’argent.

LeonBet — le plus grand nombre de domaines bloqués du lot

Sous le libellé « LEONBET », la liste noire de l’ANJ recense 116 domaines bloqués. La première décision date du 15 décembre 2023 ; la dernière, du 20 novembre 2025. Cent seize domaines pour une marque unique, sur deux ans, est le chiffre le plus élevé du lot décrit ici.

Ce volume traduit soit une activité intense de multiplication de miroirs, soit une stratégie de présence géographique multiple, soit les deux. Pour le joueur français, le chiffre a une lecture simple : LeonBet a généré plus de travail administratif de blocage que les autres marques de cette liste, sans pour autant que cela change son statut juridique. Il reste un site non agréé, accessible uniquement hors du périmètre des fournisseurs d’accès français.

Lucky Treasure — un cas compact

Le libellé « LUCKYTREASURE » regroupe sept domaines bloqués dans le fichier CSV. La première décision date du 14 juin 2023 ; la dernière, du 11 avril 2024. Sept domaines sur dix mois — un volume plus modeste que les autres marques de cette liste.

Lucky Treasure illustre la borne basse du spectre : moins de domaines bloqués, durée de blocage plus courte, mais même absence d’agrément ANJ. Le volume de la décision administrative ne crée pas, par lui-même, de hiérarchie qualitative entre marques. Une marque avec sept domaines bloqués n’est pas « plus fiable » qu’une marque avec 116 ; elle a, à la date de cette page, simplement fait l’objet de moins de décisions.

Lecture transversale : ce que la liste noire montre sur le « palmarès » recherché

La promesse « palmarès des meilleurs casinos sans wager » ne peut pas être tenue

La requête qui amène sur cette page — « meilleur casino en ligne sans wager » — présuppose l’existence d’un classement comparable à ce que l’on trouve pour les paris sportifs ou le poker. Or, ce classement n’a pas de support matériel : il n’existe pas, en France, de casinos en ligne agréés offrant des bonus sans wager, donc il n’existe pas de base de comparaison officielle. Toute liste ordonnée qui placerait une marque au-dessus d’une autre sur des critères de « wager », de RTP ou de service client reposerait sur des données auto-déclarées par les marques elles-mêmes — c’est-à-dire sur le matériau publicitaire que la liste noire de l’ANJ a précisément pour fonction de soustraire aux joueurs français.

Classement à étoiles affiché sur un écran d'ordinateur, sans nom de site visible.
Selon un site d’actualité sur les paris sportifs, la liste noire de l’ANJ comptait 427 domaines de jeux illégaux au 1er avril 2026.

Le calcul : combien de domaines par marque, et sur quelle durée

Pour rendre la densité administrative lisible, on peut rapporter le nombre de domaines bloqués à la durée de la fenêtre de blocage, en mois. Le résultat est une bande, pas un chiffre unique : chaque marque a sa propre cadence de miroirs, et l’intervalle entre la première et la dernière décision varie. Voici ce que ces deux grandeurs donnent, à partir des seules données du fichier CSV :

La condition qui rend cette bande comparable : on ne compare que des marques présentes dans la portion lue du fichier CSV, avec des dates de première et dernière décision effectivement observées. Une marque absente de cette portion ne se voit pas attribuer de chiffre — le fichier étant officiellement non-exhaustif et l’extraction étant tronquée par les outils de lecture. La bande donne donc un instantané administratif, pas une vérité de marché.

Ce que la bande dit, et ce qu’elle ne dit pas

La bande place LeonBet en tête de cadence administrative, Lucky Treasure en queue. Elle ne dit rien de la qualité du produit, du taux de redistribution des machines, du sérieux du service client, ni de la mécanique promotionnelle réelle. Une marque qui multiplie les miroirs peut être une marque qui cherche à rester accessible malgré les blocages, ou une marque dont l’offre s’adresse à un marché plus large que la France — les deux ne sont pas mutuellement exclusives, et la liste noire ne tranche pas entre elles.

Ce qu’elle tranche, c’est le statut juridique : les cinq marques décrites ici proposent du casino en ligne à des résidents français sans y être autorisées. La cadence de blocage n’est qu’un indicateur secondaire ; l’indicateur principal est la présence dans le fichier CSV lui-même.

L’offre de bonus « sans wager » dans ce contexte

Chacune des cinq marques affiche, sur son site, une mécanique promotionnelle « sans wager » — bonus crédité sur solde, retrait libérable sans playthrough. Le lecteur voit le même argumentaire sur Alexander Casino, sur Betify, sur MyStake, sur LeonBet et sur Lucky Treasure. Mais ce qui distingue réellement ces marques, à la lecture du fichier CSV, c’est le volume de décisions administratives dont elles ont fait l’objet, et la durée sur laquelle ces décisions s’étalent.

Pour le joueur français qui cherche une promotion sans wager, deux informations restent :

C’est sur ce second point que la promesse « sans wager » montre son revers : un bonus retirable immédiatement n’a de valeur que si le retrait est possible. Sur un site bloqué, ou sur un site dont les conditions générales restreignent les retraits par d’autres moyens, la promesse publicitaire ne trouve pas son aboutissement pratique.

Le cadre juridique français en pratique

Trois infractions, trois niveaux

La présence d’une marque dans la liste noire n’est pas qu’une mesure technique de blocage. Elle s’accompagne de plusieurs niveaux d’infraction, qui concernent à la fois l’opérateur et ses éventuels relais en France :

Cette troisième catégorie est souvent sous-estimée : la mécanique « sans wager » est un argument commercial, mais l’absence de garde-fous publics est un risque structurel. Une marque qui ne reconnaît pas l’IVJ peut accepter un dépôt d’un joueur auto-exclu ; une marque qui ne plafonne pas les dépôts peut accepter une mise supérieure au budget déclaré du joueur. La liste noire identifie précisément les sites où ces garde-fous n’existent pas.

L’interdiction volontaire de jeux (IVJ) : un filet qui ne couvre que le légal

L’IVJ est le registre national d’auto-exclusion. Inscription gratuite, intégralement en ligne depuis mai 2026, durée minimale de trois ans, prise en compte par tous les opérateurs agréés sous 72 heures. C’est un mécanisme robuste — pour qui joue sur les verticales agréées. Sur un casino en ligne non agréé, l’IVJ n’a pas d’effet : le site ne le consulte pas, n’est pas tenu de le consulter, et le joueur qui pense être protégé par son inscription ne l’est pas sur ces marques.

La médiation de l’ANJ, en dernier recours

Pour les opérateurs agréés, l’ANJ propose une médiation en cas de litige non résolu. Pour les opérateurs non agréés, ce recours n’existe pas. Le joueur qui conteste un retrait bloqué ou un bonus non crédité sur un site de la liste noire n’a pas d’interlocuteur institutionnel français. Sa seule voie est la juridiction d’immatriculation du site, avec les coûts et les complexités que cela suppose.

C’est ici que la mécanique « sans wager » révèle son angle mort : un bonus qui se retire « sans condition » reste conditionné par la capacité du site à exécuter le retrait — capacité qui, hors agrément, n’est encadrée par aucune autorité française.

Jeu responsable : ce que l’absence de wager ne change pas

Le risque structurel reste le risque structurel

Le wagering multiple conditionne la libération des gains ; il ne conditionne pas la probabilité de les produire. Un joueur qui active un bonus sans wager de 50 € sur une machine à 96 % de RTP engage, sur la durée, la même perte espérée qu’un joueur qui active un bonus à 35× wager sur la même machine — la différence est dans le rythme de la perte, pas dans son montant attendu. L’absence de wager rapproche le moment de la décision de retrait, elle ne réduit pas l’espérance mathématique de la session.

Pour un joueur à budget limité, cela change le profil de risque : sans wager, un solde bonus peut être perdu en quelques sessions rapides ; avec wager, le solde est « protégé » par l’obligation de rejouer un multiple, ce qui ralentit la cadence. Les deux situations ont un edge identique pour le casino ; elles n’ont pas le même impact sur la bankroll du joueur.

Les signaux d’alerte qui ne dépendent pas du wager

Trois signaux dépassent la mécanique promotionnelle et doivent alerter le joueur, qu’il joue sur un site avec ou sans wager :

Ces trois signaux sont indépendants de la qualité « sans wager ». Une marque peut afficher une mécanique transparente et, simultanément, ne proposer aucun de ces garde-fous. L’inverse est également vrai : une marque avec un wager de 35× mais tous les garde-fous en place est, du point de vue de la protection du joueur, dans une catégorie différente.

Ressources d’accompagnement

Pour les joueurs résidant en France qui ressentent une perte de contrôle sur leur pratique de jeu, trois ressources indépendantes existent :

Ces ressources s’adressent aux joueurs sur les verticales agréées. Pour un joueur sur un site non agréé, elles restent disponibles — mais l’inscription à l’IVJ n’aura pas d’effet sur le site non agréé, et la médiation ANJ ne pourra pas être mobilisée. C’est l’une des raisons pour lesquelles la promotion de tels sites est elle-même constitutive du risque.

La place du casino en ligne sans wager dans le paysage français

Une mécanique attractive, un canal qui n’existe pas

Le bonus sans wager est, sur le papier, la forme la plus lisible de promotion de casino en ligne. Il élimine trois des principaux frottements qui ont historiquement érodé la confiance des joueurs dans les bonus : le playthrough, le plafond de retrait, la fenêtre temporelle. Pour un joueur novice, c’est l’argument le plus accessible.

Mais cette mécanique n’est proposée, aux joueurs français, que par des marques opérant hors du périmètre ANJ. La liste noire publiée par l’ANJ est précisément la cartographie de ces marques, telle qu’elle existe à la date de cette page. Elle n’est pas un palmarès, elle est un constat administratif.

Ce que cette page peut — et ne peut pas — dire au lecteur

Ce qu’elle peut dire : la mécanique d’un bonus sans wager, ce qu’il fait gagner et ce qu’il ne fait pas gagner ; la liste noire de l’ANJ, telle qu’elle est consultable ; les marques qui y figurent avec leur volume de domaines bloqués et leur fenêtre de décision ; le cadre juridique qui fait de l’offre de casino en ligne non agréé une infraction pénale.

Ce qu’elle ne peut pas dire : quel site est « le meilleur », parce qu’aucun site de casino en ligne n’est accessible légalement en France et qu’il n’existe donc pas, à proprement parler, de palmarès national. Toute liste qui se présente comme tel repose sur des données auto-déclarées par les marques, sans validation par une autorité française.

C’est sur ce point que la requête « meilleur casino en ligne sans wager » se heurte à la structure du marché : la qualité recherchée — pas de wager — est proposée par des marques dont la qualité juridique — agrément en France — est absente par construction.

Vers une évolution possible du cadre

Le débat public sur l’ouverture du casino en ligne à des opérateurs agréés reste ouvert. La décision du 28 octobre 2024 a suspendu une tentative de légalisation, sans la clore définitivement. Si le cadre évolue, la mécanique « sans wager » trouvera un canal légitime en France, et cette page perdra son orientation actuelle. À la date de cette page, le cadre est ce qu’il est, et l’avertissement reste de mise.

Foire aux questions

Quel casino sans wager choisir ?

Aucun casino en ligne n’est agréé par l’ANJ pour proposer une offre de casino en ligne en France, et le choix d’une marque non agréée expose le joueur à un site bloqué administrativement et sans recours auprès de l’ANJ. Le seul choix juridiquement net consiste à jouer sur les verticales agréées — paris sportifs, paris hippiques, poker — où les bonus promotionnels existent sous d’autres formes. Si la mécanique « sans wager » est l’attrait principal, elle n’est pas, à ce jour, proposée dans un cadre agréé en France.

Quel est le meilleur casino sans wager ?

La question présuppose l’existence d’un classement comparable à celui des paris sportifs ou du poker. Aucun palmarès officiel ne peut être établi, puisque aucune marque de casino en ligne n’est inscrite au registre des opérateurs agréés de l’ANJ. Les comparaisons que l’on trouve en ligne reposent sur des données auto-déclarées par les marques elles-mêmes, sans validation par une autorité publique française. Le « meilleur » ne peut donc pas être établi sur des critères indépendants.

Comment choisir un casino sans wager fiable ?

Trois critères doivent être vérifiés avant toute inscription : la présence ou l’absence au registre des opérateurs agréés de l’ANJ pour la verticale casino, la mention ou l’absence de l’interdiction volontaire de jeux dans les conditions générales, et la présence ou l’absence d’un plafond de dépôt configurable. Si l’un de ces trois critères est absent ou en défaveur du joueur, la fiabilité structurelle n’est pas établie. Une promotion « sans wager » ne suffit pas, à elle seule, à compenser l’absence de ces garde-fous.

Comment fonctionne un bonus sans wager au casino ?

Le casino crédite le montant du bonus sur le solde du joueur, sans imposer de multiple de mise à atteindre avant retrait. Les gains issus du bonus peuvent être retirés dès qu’ils sont produits, sous réserve des plafonds de retrait éventuellement appliqués aux gains de tours gratuits. La mécanique ne modifie pas l’avantage de la maison sur les jeux : un RTP de 96 % reste un edge de 4 %, avec ou sans wager. L’absence de wager change le rythme de la session, pas son espérance mathématique.

Un bonus sans wager est-il vraiment sans condition ?

La suppression du wagering multiple retire la condition de rejouer un multiple du bonus avant retrait, mais d’autres conditions peuvent subsister : un plafond de retrait sur les gains de tours gratuits, une durée de validité du bonus, une liste de jeux exclus de la contribution, ou une exigence de dépôt minimum pour activer l’offre. Lire l’intitulé « sans wager » comme une absence totale de condition est une lecture partielle. Les conditions générales du site restent le document de référence, même quand le wager est absent.

Un casino sans wager est-il accessible légalement en France ?

Aucun casino en ligne n’est agréé par l’ANJ pour offrir des jeux de casino en ligne aux résidents français, y compris sous forme de bonus sans wager. Les marques qui proposent cette mécanique opèrent depuis d’autres juridictions et figurent dans la liste noire publiée par l’ANJ, qui bloque leur accès depuis le territoire français. La promotion de ces marques est elle-même constitutive d’une infraction pénale, passible d’une amende pouvant atteindre 100 000 €. Le joueur qui s’y inscrit le fait donc hors du périmètre du droit français des jeux d’argent, sans recours à la médiation de l’ANJ en cas de litige.

Aller à la barre d’outils